A en croire ceux qui s'y trouvent, les prisons du monde entier seraient remplies d'innocents. --Montrez-moi un seul prisonnier qui se reconnaisse coupable, je le libérerai et le mettrai sur un piédestal, pour dire à qui voudra l'entendre qu'il n'y a pas d'Humanité possible, sans la reconnaissance de ses actes.
mardi 10 mars 2009
mardi 3 mars 2009
Mercredi 4 Mars 2009. 6H33
Une nouvelle mode se répand, sur internet : celle de l'anonymat, ou, mieux encore, du "pseudonymat". de façon anonyme, ou sous un pseudonyme plus ou moins symbolique, plus ou moins grotesque , on commente les textes de tel ou tel "internaute".
L'un de mes amis me demande :
--Pourquoi n'as-tu pas répondu à ceux qui t'épinglaient sur tel site ?
--Mon ami, je ne réponds pas aux gens qui n'ont pas le courage de décliner leur identité.
Dans l'ancienne France (dont je n'ai pas la nostalgie, cependant), on se donnait rendez-vous dans un coin de forêt pour se battre en duel pour un mot, une allusion. Mais, au moins, vos détracteurs avaient un nom, et un visage !
L'un de mes amis me demande :
--Pourquoi n'as-tu pas répondu à ceux qui t'épinglaient sur tel site ?
--Mon ami, je ne réponds pas aux gens qui n'ont pas le courage de décliner leur identité.
Dans l'ancienne France (dont je n'ai pas la nostalgie, cependant), on se donnait rendez-vous dans un coin de forêt pour se battre en duel pour un mot, une allusion. Mais, au moins, vos détracteurs avaient un nom, et un visage !
Mardi 3 Mars 2009. 21H00
A la Cour d'Assises spéciale de Paris, se déroule , ces jours-ci, le procès en appel d'Yvan Colonna, accusé d'avoir assassiné, en Corse, le Préfet Erignac. Nous avons un accusé qui clame son innocence, et des avocats dudit accusé qui ne cessent de protester contre un procès qu'ils jugent inique. Tout cela fait partie de la mécanique habituelle des procès de Cour d'Assises.
Ce qui m'interpelle, ce n'est pas la question de savoir si Colonna est réellement coupable, ou non. Je place ma réflexion sur un plan philosophique et moral : de deux choses l'une : ou bien Colonna est réellement coupable, ou bien il est innocent. Dans les deux perspectives, on peut considérer que, pour l'Humanité, ce procès renvoie une terrible image de l' Homme .
Si Colonna est innocent, il se trouve un coupable , quelque part, qui échappe injustement au châtiment qu'il méritait : le Préfet Erignac était un homme probe et digne , un serviteur de la République qui méritait de vivre. Son assassin , si ce n'est pas Erignac, est un lâche dont le crime est impuni.
Si Colonna est coupable, nous avons affaire à un coupable qui refuse de reconnaître sa culpabilité. Pour l'image que l'on peut se faire de l'être humain , tout cela est désastreux.
Ce qui m'interpelle, ce n'est pas la question de savoir si Colonna est réellement coupable, ou non. Je place ma réflexion sur un plan philosophique et moral : de deux choses l'une : ou bien Colonna est réellement coupable, ou bien il est innocent. Dans les deux perspectives, on peut considérer que, pour l'Humanité, ce procès renvoie une terrible image de l' Homme .
Si Colonna est innocent, il se trouve un coupable , quelque part, qui échappe injustement au châtiment qu'il méritait : le Préfet Erignac était un homme probe et digne , un serviteur de la République qui méritait de vivre. Son assassin , si ce n'est pas Erignac, est un lâche dont le crime est impuni.
Si Colonna est coupable, nous avons affaire à un coupable qui refuse de reconnaître sa culpabilité. Pour l'image que l'on peut se faire de l'être humain , tout cela est désastreux.
Inscription à :
Articles (Atom)
